Du col d'Ornon à Villard-Reymond
Auberge de l'Eau Blanche - Villard-Reymond
Auberge de l'Eau Blanche - Villard-Reymond - © Parc national des Ecrins - Bertrand Bodin
Chantelouve

1. Du col d'Ornon à Villard-Reymond

Col
Faune
Point de vue
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Cette étape est l'occasion de passer du Valbonnais à l'Oisans, à la découverte du deuxième plus haut village de France en empruntant le col de Corbières (1 926 m). 

Rejoindre le col de Corbières puis atteindre Villard Reymond, c’est à la fois côtoyer les sommets mythiques  des contreforts nord-ouest du massif des Ecrins (Petit Renaud, Grand Renaud, Rochail), profiter  d’un panorama exceptionnel sur l’Oisans, Belledonne, le massif du Taillefer et découvrir le petit village de montagne de Villard Reymond.


Information importante

Dans le Parc national des Écrins, les sentiers sont généralement praticables de la mi-juin à fin septembre.

Toutefois, les périodes d'accessibilité des itinéraires et les dates de pose des passerelles varient d’une année à l’autre en fonction de l’enneigement, des dégâts survenus en hiver et des conditions météorologiques.

Par ailleurs, l’état des sentiers n’est pas contrôlé quotidiennement et peut évoluer rapidement après un évènement météorologique (orage, crue...). Il est nécessaire de se renseigner auprès des maisons du parc national et des offices de tourisme du territoire avant votre sortie.

Pendant la randonnée, en cas de passage dégradé ou dangereux, faites demi-tour et signalez-le.


Description

Au départ du col d'Ornon, emprunter la D 526 direction Le Bourg d’Oisans sur 300 m et prendre le chemin à droite (prairies).

  1. Au pied du téléski, emprunter la petite route sur la droite qui mène à la station haute.
  2. Après 300 m, prendre le chemin qui monte à droite en direction de Villard Reymond. Le chemin traverse la piste de ski, prendre alors à droite le sentier balisé qui remonte cette piste en zigzag. A l'altitude 1 650 m, quitter la piste et passer sous le téléski de gauche : le bon sentier part alors en forêt. A 1 690 m, la première d'une série de tuffières. A 1 820 m, le sentier sort de la forêt et monte en lacets dans l'alpage. Il rejoint un petit torrent que l'on remonte pour gagner le col de Corbières à 1 926 m.
  3. Descendre sur le versant Villard Reymond par un sentier parfois raide et rocailleux. Le sentier passe en forêt à 1 730 m et atteint une large piste qui mène à la route au pied du village.
  • Départ : Col d'Ornon
  • Arrivée : Villard-Reymond
  • Communes traversées : Chantelouve, Ornon et Villard-Reymond

Les 9 patrimoines à découvrir

  • Aulnaie blanche du col d'Ornon - Site Natura 2000
    Aulnaie blanche du col d'Ornon - Site Natura 2000 - © Parc national des Ecrins - Justine Coulombier
    Flore

    Aulnaie blanche

    L’aulnaie blanche est composée principalement d’aulnes blancs. Leur nom vient du fait que le dessous de leurs feuillages est recouvert d’un duvet blanchâtre et argenté. Se situant le long des torrents, l’aulnaie pour se développer a besoin de terrains régulièrement remaniés par les crues torrentielles. Du fait de nombreux travaux d’endiguement des torrents et de prélèvement de matériaux dans les lits des cours d’eau, l’Aulnaie blanche devient rare en Europe. L’Aulnaie blanche du col d’Ornon, d'intérêt national et inscrite au réseau Nature 2000, est la plus vaste de France, avec une superficie d’environ 250 ha. Elle s’observe le long de la Malsanne, du Merdaret et de la Lignarre.

  • Prairies de fauche du Col d'Ornon, Natura 2000
    Prairies de fauche du Col d'Ornon, Natura 2000 - © Parc national des Ecrins - Bernard Nicollet
    Flore

    Prairies de fauche du Col d'Ornon

    Les spécialistes agricoles considèrent qu'une prairie est naturelle dans la mesure où elle n'a subi aucun apport de fumure ni de labour durant les dix dernières années écoulées. Ces prairies sont d'une grande richesse floristique quant au nombre d'espèces de plantes et par conséquent elles accueillent une myriade d'insectes pollinisateurs, dont les abeilles domestiques évidemment.

  • Station de ski du col d'Ornon
    Station de ski du col d'Ornon - © Parc national des Ecrins - Emmanuelle Boithiot
    Petit patrimoine

    La station de ski du Col d'Ornon

    La petite station du col d’Ornon compte deux secteurs indépendants.
    Le Plan du Col (en bas) avec sa magnifique piste verte. C’est là qu’a été installé le 1er téléski de la station en 1965, aux balbutiements des sports d’hiver !
    Le téléski de Bois Barbet (en haut), créé en 1973. Ses 450 m de dénivelé et sa pente moyenne de 36% font de ce téléski une prouesse technique. Bien que ne répondant plus vraiment aux exigences de confort actuel, il poursuit sa vie de téléski difficile desservant des pistes rouges et noires exceptionnelles.
    En hiver, la station embauche 4 salariés et fonctionne grâce à un réseau de bénévoles mobilisés pour soutenir la station, véritable lieu d’animation locale et touristique.

  • Vautour fauve
    Vautour fauve - Coulon Mireille - PNE
    Faune

    Vautour fauve

    L'été, le vautour fauve quittent le site de nidification, attiré par les nombreux ovins qui paissent dans les alpages. Il prend les ascendances au-dessus des crêtes. Charognard spécialisé, il tient une place fondamentale dans la chaîne alimentaire en éliminant rapidement les cadavres, limitant ainsi les risques de dispersion dles maladies. Ce rôle de fossoyeur a longtemps provoqué chez les hommes dégoût et peur. En déclin dans les Alpes, il est de nouveau présent dans le massif des Ecrins, suite aux programmes de réintroduction conduits depuis 1980 dans les Causses et plus récemment dans les Préalpes.

  • Pensée des Alpes
    Pensée des Alpes - Mireille Coulon - PNE
    Flore

    Pensées

    En tapis de fleurs violettes, parfois jaunes, blanches ou panachée, la pensée des Alpes égaye les pelouses fraîches de ses couleurs. On la nomme aussi violette à éperon. En effet son éperon, visible au dos de la fleur, est long et seuls les insectes à longue trompe tels les papillons peuvent venir y butiner. Violettes et pensées font partie de la même famille. Pour les différencier, il suffit d'observer les deux pétales latéraux : orientés vers le bas chez les violettes, vers le haut chez les pensées. La pensée est une violette optimiste !  
  • Mélèzin d'automne
    Mélèzin d'automne - Thierry Maillet - PNE
    Flore

    Mélèze d'Europe

    Dotées d'une riche palette de couleurs en fonction des saisons, les fines et douces aiguilles du mélèze passent du vert tendre au printemps au vert émeraude en été et à l'or en automne. L'hiver venu, elles tombent et le majestueux mélèze semble desséché. Seuls persistent ses petits cônes arrondis que les oiseaux décortiquent pour picorer les graines. Les fleurs éclosent en même temps que les premières aiguilles souples du printemps : fleurs femelles en petits cônes couleur framboise et fleurs mâles en chaton jaune pâle.
  • Campanule thyrsoide dans une pelouse à grande fétuque
    Campanule thyrsoide dans une pelouse à grande fétuque - Bernard Nicolet - PNE
    Flore

    Campanule en thyrse

    Reconnaissable entre toutes, cette campanule porte des fleurs jaunes en épi très compact aussi appelé thyrse. C'est une des rares plantes alpines bisannuelle. Les graines dispersées à l'automne donnent naissance au cours de la première année à de grandes feuilles allongées, poussant en rosette. La floraison ne se produit que la seconde année, au cours de laquelle elle assure sa descendance et meurt. Cette plante se trouve sur les pelouses alpines (de 1 000 à 2 600 m d'altitude) et les rocailles, sur des sols plutôt calcaires. Dressée sur une tige épaisse, creuse et très feuillée, elle mesure de 10 à 40 cm.

  • Pipistrelle commune
    Pipistrelle commune - Jean-Pierre Nicolet - PNE
    Faune

    Pipistrelle commune

    Brune aux oreilles relativement courtes, la pipistrelle commune et la pipistrelle pygmée se disputent le titre de la plus petite chauve-souris d’Europe. La pipistrelle commune se rencontre dans des milieux écologiques très divers,même au-delà de 2 000 m d’altitude. Dès l’époque de Jules Ferry, les livres scolaires vantaient les mérites des chauves-souris. En effet, insectivores, elles consomment chaque jour le quart ou le tiers de leur poids en moustiques et autres insectes. Elles émettent des ultrasons inaudibles pour l'oreille humaine. Cette technique leur permettent de se repérer lors de déplacements nocturnes et de capturer leurs proies. On peut souvent les apercevoir autour des réverbères, chassant des insectes en vol et attirés par la lumière.

  • Villard-Reymond, le village
    Villard-Reymond, le village - © Parc national des Ecrins - Pascal Saulay
    Architecture

    Villard-Reymond

    Perché à 1640 m d'altitude, c'est le plus haut village de l'Isère, et le second plus haut de France. 40 personnes y vivent aujourd'hui (il n'y a que 6 habitants permanents), tandis qu'elles étaient presque 300 il y a 150 ans. Les pentes assez douces et l'exposition ont permis une activité agro-pastorale malgré l'altitude. Les paysans pouvaient être employés aux ardoisières d'Ornon, les femmes pouvaient travailler à domicile pour les gantiers de Grenoble. L'accès aux vallées à toujours été difficile, et en 1960 un téléphérique permet de descendre le bétail dans la plaine du Bourg d'Oisans. Aujourd'hui, on vit et on vient à Villard-Reymond pour la qualité de son environnement.


Profil altimétrique


Zones de sensibilité environnementale

Le long de votre itinéraire, vous allez traverser des zones de sensibilité liées à la présence d’une espèce ou d’un milieu particulier. Dans ces zones, un comportement adapté permet de contribuer à leur préservation. Pour plus d’informations détaillées, des fiches spécifiques sont accessibles pour chaque zone.

Tétras lyre - hiver

Zone de tranquillité hivernale pour le Tétras-lyre. Merci de veiller à respecter le balisage.

Le Tétras-lyre s'abrite sous la neige pour passer l'hiver, souvent en bordure de forêt. Pour ne pas le déranger : 
- A la montée, restez sur l'itinéraire principal ;
- A la descente en forêt et en bordure, passez au plus proche des traces de ski existantes ;
- Si vous croisez un animal, arrêtez-vous et laissez-lui le temps de partir ;
- Si vous avez un chien, gardez-le près de vous, ou mieux, laissez-le se reposer au chaud !
- Réalisez votre sortie entre 8h et 17h pour éviter la période où les animaux se nourrissent ;
Domaines d'activités concernés :
Manifestation sportive, Terrestre
Périodes de sensibilité :
janv.févr.marsavr.déc.
Contact :
Fédération Départementale des Chasseurs d'Isère Yannick Buzzarello yannick.buzzarello@chasse38.com


Membres de l'Observatoire des Galliformes de montagne : 
Virginie DOS SANTOS
ogm.vds@gmail.com
Blandine AMBLARD
ogm.amblard@gmail.com

Recommandations

Après la station, au niveau de l'entrée dans la forêt, plusieurs passages à gué sur un système de dalles, attention en cas de neige / gel et avec des animaux.

Après la col de Corbières dans la descente, attention aux passages à gué et aux chutes de pierre dans la première partie de la descente et dans les talwegs où le sentier peut être emporté par une crue.


Lieux de renseignement

Maison du Parc du Valbonnais

Place du Docteur Eyraud, 38740 Entraigues

http://www.ecrins-parcnational.fr/valbonnais@ecrins-parcnational.fr04 76 30 20 61

Accueil, information, salle d'exposition temporaire, salle de lecture et vidéo-projection à la demande. Boutique : produits et ouvrages du Parc. Entrée libre. Toutes les animations du Parc sont gratuites sauf mention contraire.

En savoir plus

Source

Parc national des Ecrinshttps://www.ecrins-parcnational.fr

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